Sac de fille, l’objet de survie

Après relecture, j’aurai pû intituler cet article « Juste au cas où » . Parce que oui, c’est justement ce « juste au cas où » qui change tout mais bref.

Lundi matin. 8h43. Devant la porte du boulot. Je cherche mon badge depuis déjà quasiment 5 minutes. La grande galère du matin. Parfois, je l’anticipe, je cherche mon badge DANS la voiture. Au chaud. Pas devant l’entrée du bâtiment, en plein courant d’air.

Mais ce matin là, j’avais clairement zappé l’anticipation.

8h45. Toujours pas de badge. Là, je commence à douter de l’avoir pris… Pas le choix, obligée d’entreprendre des fouilles quasi archéologique au fond de mon sac.

8h47. J’ai enfin mis la main sur ce fichu bout de plastique. Soulagement et fierté. Quand un grand « Ah ouais quand même » me casse dans mon élan. Un collègue. Evidemment. Qui me regarde avec une tête hallucinée.

Ouais, agacée de ne pas le trouver, j’avais fini par vider la quasi intégralité de mon sac par terre, d’où sa tête.

Old School : la pudeur 2.0

Tout le monde le sait, les technologies évoluent vites. Très vites. Et il arrive forcément un moment où vous êtes dépassés. Où ces nouvelles choses viennent bousculer vos petites habitudes.  Votre petit monde. Et où vous devez vous adapter pour survivre. C’est dans l’ordre des choses.

Et c’est lors d’une discussion (aka agression) en soirée, que je me suis rendue compte que j’étais définitivement larguée. J’avais loupé le coche. Dans le « s’adapter ou mourir » des réseaux sociaux, j’étais quasiment morte et enterrée. « Sérieusement ?! T’as jamais utilisé Tinder ? Ni Hapn ?! T’as Snapchat au moins ?! » . Vlan ! La phrase assassine venait d’être lancée par une 20 ans et des poussières. Après avoir accusé le coup comme un boxeur qui vient de se prendre un crochet du droit en pleine face, je me suis contentée de lui répondre que « Non, je n’ai pas besoin de ces applications puisque que, contrairement à toi, je n’étais pas célibataire MOI » .